Pourquoi ne pas prendre le notaire du vendeur ? Parce que même si ce professionnel reste neutre par principe, il travaille à l’origine pour le vendeur. Prendre votre propre notaire vous donne un regard dédié à vos intérêts, sans frais supplémentaires, avec un vrai travail de vérification en double. C’est une sécurité simple, rassurante, et qui évite des surprises après la signature…
Le notaire du vendeur reste neutre, mais pas centré sur vous
Le notaire du vendeur agit dans un cadre légal strict et doit traiter acheteur et vendeur de manière équitable.
Dans la pratique, son dossier démarre avec le vendeur, ses contraintes, ses délais et ses objectifs. Son travail vise avant tout à faire aboutir la vente dans de bonnes conditions juridiques.
De votre côté, vous arrivez avec vos propres enjeux, financement, délais bancaires, travaux à prévoir, usage futur du bien. Rien n’empêche le notaire du vendeur de vous conseiller, mais son attention ne se porte pas en priorité sur votre situation personnelle.
Si vous achetez pour la première fois ou si le bien présente des particularités, ce décalage peut se ressentir.
Prenez alors l’habitude de poser noir sur blanc vos questions dès le compromis et transmettez-les à votre notaire pour qu’il les traite point par point.
Avoir son notaire, c’est avoir un professionnel qui vous défend
En choisissant votre notaire, vous ajoutez un interlocuteur dont le rôle est clairement tourné vers vous.
Il relit chaque clause avec votre profil en tête, vérifie que les conditions suspensives vous protègent réellement et ajuste le cadre juridique si nécessaire.
Par exemple, si votre prêt dépend de plusieurs banques ou d’un apport en cours de constitution, votre notaire peut adapter les délais pour éviter une pénalité injuste.
Si un point vous semble flou, servitude, accès, règles d’urbanisme, il creuse le sujet jusqu’à obtenir une réponse claire. Cette démarche réduit les tensions et vous permet d’avancer sereinement, sans pression inutile.

Deux notaires ne coûtent pas plus cher, c’est une idée reçue
Le montant des frais de notaire reste encadré et ne change pas lorsque deux notaires interviennent.
Les honoraires sont partagés entre eux, sans impact sur la somme finale que vous payez.
Sur un achat dans l’ancien à 250 000 euros, les frais tournent autour de 18 000 euros, majoritairement composés de taxes.
Que vous ayez un ou deux notaires, ce montant reste identique. Le vrai conseil consiste donc à ne pas renoncer à votre propre notaire par peur d’un surcoût, car ce surcoût n’existe pas.
Le double regard limite les erreurs et les oublis
Avec deux notaires, chaque document est vérifié deux fois.
Titre de propriété, diagnostics, règles de copropriété, urbanisme, tout passe par un contrôle croisé. Cette méthode réduit fortement les risques de mauvaise surprise après la signature.
Imaginez un terrain avec une servitude de passage mal expliquée ou un appartement soumis à des travaux votés mais non appelés.
Un notaire dédié à l’acheteur va insister sur ces points et demander des clarifications avant l’acte définitif.
Vous évitez de découvrir ces éléments une fois les clés en main, quand il est trop tard pour négocier.
Dans quels cas le notaire du vendeur peut suffire ?
Pour une vente simple, sans particularité, avec un bien standard et une situation financière claire, un seul notaire peut parfaitement faire l’affaire. Beaucoup de transactions se déroulent sans le moindre souci dans ce cadre.
Dès que le dossier se complexifie, achat à deux, succession, copropriété tendue, terrain à bâtir, prenez votre propre notaire.
Cette décision apporte de la clarté et apaise les échanges, surtout quand les délais se resserrent.

Comment choisir votre notaire sans stress
Choisissez un notaire avec qui le contact passe bien et qui prend le temps de vous expliquer les choses simplement.
La proximité géographique aide, mais la disponibilité et la pédagogie comptent encore plus.
Contactez-le avant même de signer le compromis.
Présentez-lui votre projet, votre budget et vos contraintes. Cette première discussion permet de repérer les points sensibles et d’anticiper les ajustements nécessaires, sans urgence ni pression.
FAQ
Peut-on refuser le notaire du vendeur ?
Oui, vous êtes libre de choisir votre notaire, même si le vendeur en a déjà désigné un. Les deux travaillent ensemble sans conflit.
Le notaire de l’acheteur ralentit-il la vente ?
Non, les échanges sont fluides et organisés. Le calendrier reste identique dans la majorité des cas.
À quel moment prendre son notaire ?
Prenez contact avant la signature du compromis pour qu’il puisse relire les documents dès le départ.
Le notaire peut-il vraiment protéger l’acheteur ?
Oui, il vérifie les clauses, les délais, les contraintes juridiques et vous alerte en cas de risque identifié.
