Jaune et noir, ça ne veut pas dire grand-chose à soi seul : quatre espèces très différentes partagent ce code couleur en France. Voici comment les reconnaître en un coup d'œil et savoir si vous devez vous en méfier.
Leptinotarsa decemlineata
Vous le trouvez sur un plant de pomme de terre ou de tomate ? Comptez ses rayures : dix bandes noires nettes sur fond orangé. Il ne vous piquera pas, mais peut ravager vos cultures en quelques jours.
Episyrphus balteatus
S'il fait du surplace devant une fleur, ce n'est pas une guêpe : c'est une mouche totalement inoffensive, une seule paire d'ailes suffit à le confirmer. Laissez-le faire, ses larves dévorent les pucerons.
Vespa crabro
Deux à trois fois plus gros qu'une guêpe et plus roux que jaune vif, il a une réputation largement surfaite. Sa piqûre n'est pas plus dangereuse que celle d'une guêpe, juste plus impressionnante.
Vespula vulgaris
Taille fine très marquée, bandes jaune et noir nettes : c'est elle qui pique le plus souvent en France, surtout en fin d'été près des poubelles et des fruits mûrs.
- Dix rayures nettes, sur une solanacée → doryphore, ravageur mais sans danger pour vous.
- Vol stationnaire devant une fleur → syrphe, totalement inoffensif.
- Très gros, plutôt roux → frelon européen, moins dangereux qu'il n'y paraît.
- Taille fine très marquée → guêpe commune, la plus fréquente en France.
Crédits photo
- Le doryphore : Scott Bauer, USDA, Domaine public — Wikimedia Commons
- Le syrphe ceinturé : Charles J. Sharp, CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons
- Le frelon européen : Didier Descouens, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons
- La guêpe commune : Jeroen Ruël, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons